Pour bien finir la semaine, je vais dépoussiérer un peu ce petit espace en hurlant un bon coup.

Je ne suis pas sûre que cet article sera forcément très construit - il sera sans doute écrit en une traite, au fil des arguments et réflexions qui me viendront.

Ce post m’est inspiré par l’irruption soudaine et non prévenue du calendrier Pirelli + photos backstaaaaage en plein milieu de mes flux - on remercie donc l’abonnement aux listes de partage des contacts et leur imprévisibilité.

Mon flux, c’est mon instant culture-curiosité-apprentissage du matin, au pti dej. Je me tiens au courant des nouvelles des domaines que j’aime en prenant mon café, j’aime ça et ne peux m’en passer.

S’il y a une rubrique “sexo” dans mes flux, elle s’apparente plutôt à Sexactu qu’à Closer, et plus orienté féminisme qu’avilissement.

Alors voir apparaître les filles Pirelli là dedans, non merci.

(yeah quel jolis pneus dis donc quand on tape “pirelli” dans GImages).

Je m’insurge contre l‘instrumentalisation des filles et des femmes - dans la pub, dans les magazines, dans les calendrier (qui sont au final de la PUB, sinon le logo de la marque ne serait pas en première page), si quelque chose doit être vendu, ça passera forcément par la case “mettons une fille à poil les mecs, ça fait VENDRE”.

Oui, ça fait vendre - la bite est plus puissante que le cerveau, ça on le sait, merci.

Ah et puis, les calendriers de filles nues pour telle ou telle marque de pneus ou de voitures - messieurs, à la base les routiers les cachaient dans leur garage / cabine. Et il ne faisaient pas que les regarder, hein. Fallait mieux pas toucher les pages.

La question se pose: “tu gueules contre les calendrier avec les filles, mais du coup, tu devrais être contre les Dieux du Stade aussi, non?

Hé bien oui - je suis contre, et pour les mêmes raisons. Pas besoin de mettre un humain nu pour faire vendre ou aimer quelque chose. Si ton produit est bon, il sera acheté grâce aux qualités du produit et non pas grâce à ton marketing via filles nues (Apple et sa géniale stratégie marketing du manque, par exemple).

Et le combat pseudo féministe du “puisque vous avez les filles à poil, on VEUT les mecs à poil aussi” ne tient pas debout… car au final on adopte le même comportement que messieurs les CerveauBite, et ce n’est pas spécialement à notre honneur.

Et franchement, si vous avez besoin de voir de beaux éphèbes nus, ou des beautés à poil,  allez-y franchement et achetez des mags pornos ou érotiques, arrêtez un peu l’hypocrisie des calendriers.

D’ailleurs, si on compare les calendriers nanas vs. Dieux du Stade, on peut remarquer que…

  • Les mecs sont nus, certes, mais n’exposent pas leur partie “érotique”. On peut voir le galbe d’une fesse, et allez, une à deux paires par calendrier. Le reste des poses est lascif, suggestif, sans virer dans le hard. En gros, c’est mignon, mais en les voyant tu n’es pas en train de te dire “tiens toi je vais te baiser bien profond”. (D’habitude je ne parle pas comme ça - on va dire que je me mets au niveau).
  • Les filles gardent la culotte/string dans la plupart des calendriers, ou cachent “pudiquement” (lol) cette partie de leur anatomie. Leur poitrine quant à elle est en général fièrement montrée, faut bien que le calendrier serve à quelque chose, merde. Les poses sont très suggestives, reins cambrés, allongées les jambes ouvertes, j’arrête là les descriptions, vous voyez ce que je veux dire. Contrairement aux calendrier masculin, les filles sont clairement sexualisées, “regarde comme je cambre, regarde ma chute de rein, hein que t’aimerai bien fouailler tout ça mon cochon”.

La différence de traitement est faite en fonction du public, les hommes ne vont pas acheter le calendrier des filles à poêle pour glousser bêtement en admirant leurs biscottos.

Mais au final, le traitement reste le même: on a foutu des humains, nus, pour que d’autres humains achètent un produit, pensant qu’ils achètent juste un support à fap-fap-fap. Et c’est ça qui me tue. Qu’en 2011, nous, soit-disant évolués, continuions toujours à laisser parler notre bas-ventre au lieu de faire marcher deux ou trois neurones.

Affligeant.


Le trébuchet, ça revient du moyen-âge juste pour nous, et nous montrer la puissance du laser-cutting :)


Periodic table of Elements for Superheroes!

Periodic table of Elements for Superheroes!


suicidegeeks:

Derrière les tweets, bien plus que 140 caractères

suicidegeeks:

Derrière les tweets, bien plus que 140 caractères


Pourquoi sommes-nous tous attirés (globalement) par l’immortalité?

Je lis de plus en plus d’articles nous prédisant l’immortalité par transfert de notre âme dans un robot.

Je suis actuellement âgée de 23 ans. 23 années qui me paraissent personnellement longues! Je ne me vois pas durer pendant 1000 ans sans m’ennuyer… d’ailleurs, tout comme le ying et le yang, le bonheur visible grâce au malheur (et inversement), la vie se définit aussi par la mort. On vit lorsque nous ne sommes pas morts - et non parce que nous sommes “vivants”, ce serait tourner en rond. Dans notre vie, nous passons par différents stades, physiques, psychiques, c’est ce qui la rend intéressante, nous apprenons tout au long de notre vie, et savons que certaines actions ne pourront pas être faites à partir d’un certain âge (ou avant un certain âge).

Il faut aussi se poser la question de la surpopulation… nous détruisons déjà une planète, n’en détruisons pas plus.

Pourquoi l’homme veut-il toujours être dans le superlatif?


 »I don’t think every second of the day about the fact that I am a woman – I just am – but it impacts on every single thing that I do and how others perceive me. The same goes for being a feminist. I am a feminist because in so many things I do there is a form of inequality caused by being a woman, whether it’s walking down the street alone at night or the bill being presented to a man in a restaurant. »  Ellie Levenson

Lu ici (Dariamarx, on n’aime ou on n’aime pas, mais force est de constater que j’aime, moi). J’écris ce post après avoir lu la citation en anglais, et avant de lire la partie de Daria.

Je me définis comme femme - j’ai pourtant beaucoup de mal à me définir comme féministe.

J’évolue dans un monde essentiellement masculin (production, mécanique puis actuellement robotique). Mais… dans mon monde, les seules réflexions machistes que je prends me sont hurlées par les clochards alcoolisés le soir. (Les compliments, par les éboueurs le matin).

Quand je demande l’addition au serveur, dans un restaurant, elle va m’être présenté, et je n’ai jamais eu de réflexion sur ce fait là.

Je goûte le vin une fois sur deux (équité), pour le choix idem. Certains serveurs demandent même qui veut goûter le vin, et lorsque monsieur indique que ce sera madame, je n’ai pas non plus de réflexion, et mon avis n’est pas remis en cause.

Je ne suis pas vue comme une poule pondeuse par ma famille, jamais on ne m’a reproché de faire de longues études ni de les faire dans un milieu scientifique (au contraire. Si j’avais été en littéraire, j’aurais déçu je pense).

Alors quand je lis la majorité des réflexions féministes, je ne m’y retrouve pas.

Mon monde est fait d’harmonie et d’égalité - à la maison comme au boulot. La seule inégalité que je puis déceler est celle du salaire, mais chez moi elle est inversée, et je n’y suis pour rien. D’ailleurs je n’ai pas l’impression d’être castratrice, ni d’abuser de ma “position” en gagnant (légèrement) plus - peut être puis-je me tromper, mais je ne l’espère pas.

(Ah, il me revient une anecdote ou j’ai été confrontée au machisme dans le monde professionnel. Entretien pour une thèse, on m’a alors demandé si mon copain était d’accord, et s’il ne voyait pas d’inconvénient au fait de me lancer dans un projet si long sans lui. Après leur avoir répondu que mon copain n’avait en aucun cas son mot à dire sur mes choix professionnels (après une heure d’inquisition on est parfois un peu brutale) ils ont poursuivi par la traditionnelle question sur la grossesse. Après l’âge et la mentalité de ce jury aide à la compréhension (proches de la retraites, mâles) - mes autres entretiens dans d’autres laboratoires ont été bien différents et aucune question relative à mon sexe ne m’a été posée).


Je ne pense pas qu’une discussion soit possible avec des personnes pronant “Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus” comme livre “scientifique”, avec de “vrais arguments prouvés”.

D’ailleurs, ma pensée personelle est que le cerveau étant la partie de notre corps la plus malléable et sensible à nos propres expériences…. les différences hommes-femmes de notre société viennent d’une longue tradition, doublée d’une éducation de base différente selon le sexe de l’enfant.

Mais ce n’est qu’une réflexion matinale, hein :)


Réflexion du soir, qui m’est amenée par la lecture d’un post chez Shinkel

Il se demande, dans un post bien construit (ce que je doute être dans la capacité actuelle de faire, étant épuisée physiquement, nerveusement, psychologiquement ces derniers temps), il se demande donc quand un blog peut-il être qualifié de “bon blog”.

Il a sa réponse - qui par hasard concorde merveilleusement avec ce qu’il veut donner à son lectorat (boutade).

Pour moi, un bon blog est ce que j’essaye de vous apporter, à savoir un mix entre des choses rigolotes et étonnantes, de la musique avec modération, des photos et des citations qu’il est facile de retrouver mais qui changent un peu

(Bon personnellement les citations de VDM, les images de Failblog ainsi que l’instant musical de la semaine ne sont absolument pas les raisons qui font que je garde ton blog dans mon RSS, hein ;) ).

Je ne suis pas d’accord avec tous les aspects de sa réflexion - ce que je vais développer en deuxième partie de ce post.

Je me pose donc d’abord la question: qu’est ce qu’un bon blog?

Si je regarde dans mes 421 flux RSS (oui je suis une malade, je les classe même par dossiers thématiques), il y a un peu de tout. Du “bon”, du “pas bon”, de l’écrit, du vidéo, de l’image. Des webcomics, des scientifiques, des blogs de nanas m’apportant la touche déco ou cosmétique dont mon monde robotique manque parfois cruellement.

Le seul critère de ces blogs pour entrer dans mon sacro saint Reader? M’apporter quelque chose.

Que ce soit un sourire, un fou rire contenu devant mon écran (je ne veux pas contaminer mes collègues), un questionnement, un intérêt, un émerveillement.

L’avantage de mes dossiers est de pouvoir être consultés suivant mon humeur. le matin, un café à la main, tout le dossier webcomics y passe, ainsi que le dossier humour. Le “Vie de thèse” quand j’ai un coup de barre… mes blogs d’écrivains quand je ressens le besoin de m’abreuver de belles phrases. Les blogs d’images et de photographes quand je veux trouver de l’inspiration. Ce sont d’ailleurs souvent ces mêmes images que je reprends comme illustrations - j’essaye de concilier image et écriture, pour aérer un peu les posts et donner envie au lecteur de poursuivre sa lecture, justement.


Un bon blog est un blog qui va m’apporter quelque chose - et comme je suis curieuse de tout... beaucoup de blogs remplissent ces critères. Mais je suis un minimum sélective, les skyblogs n’en feront pas partie, par exemple. Je pense ne pas avoir à développer ce pourquoi aucun skyblog ne fera partie de ma liste de blogs à lire…..

J’en viens donc à la deuxième partie de mon post, à savoir celle qui s’indigne du fait suivant: Shinkel compare Tumblr à Skyblog

D’une part, Tumblr n’est à la base pas un système de blogging, mais de micro-blogging. Un hybride de twitter et blogspot, si l’on veut. D’autre part, Tumblr est, à l’instar de Twitter, un outil. Je dis souvent cette phrase: “Twitter est un outil, fais-en ce que bon te semble”. Cette maxime s’adapte aussi à Tumblr, à ceci près que le public principal de tumblr est beaucoup plus jeune que celui de twitter.

Sur twitter, nous trouvons une cible principale aux alentours des 25-30 ans, sur tumblr elle a 10 ans de moins. C’est sans doute ceci qui a fait dire à Shinkel cette horrible équivalence avec Skyblog. Il n’est pas la cible - le connaissant un peu, cette frange hipster de la population aimant les jolies images est très loin de sa culture.

Oui, sur tumblr la majorité des comptes ne postent que des images, font beaucoup de reblog…. ceci est la base même de tumblr. Ce réseau de micro-blogging participe amplement à la propagation de memes (SadKeanu, HappyLeo sont les deux plus marquants pour moi, mais récemment nous avons Rebecca Black…. je parle de propagation dans le sens “mainstream” du terme, pas la peine de me faire un cours sur les memes et /b ) de part ses composantes sociales.

Ceci ne veut pas dire qu’aucune réflexion n’est faite derrière (on enlève les memes du panier, les memes sont des éléments d’une sous-culture web humoristiques, et, comme on le sait, le web est inintelligent et sans humour #troll ). Je veux dire - artistiquement, je suis nulle, j’ai loupé la connection de deux neurones afin de développer cete fibre. Je suis bien contente parfois de trouver LA phrase qui correspond à mon post ou mon humeur du jour sur le tumblr ICanRead…. qui fait d’ailleurs une veille sur ce type d’images qui a une certaine qualité. Après, on aime ou on aime pas, c’est une affaire de goût.

Mais aussi torturés que puissent être les adolescents composant la majeure partie de tumblr (aux états unis), ils sont bien au-dessus de skyblog, qui pour moi représente la lie du web européen.

Pour parler franchement, niveau intérêt, je ne vois pas de différence entre ça et des skyblogs où même si les blogmasters se donnent du mal, ça reste sans intérêt tellement ce qui y est raconté est bourré de fautes aussi bien d’orthographe que de français et les sujets sont futiles (“lol nou en boite tout bourés lol”),

Je pique une citation d’un de ses commentaires - je suis un paquet de tumblr, mais jamais je n’ai vu ça… après, je pense que Tumblr revêt peu d’intérêt quand on ne trouve déjà pas un intérêt ni une utilité à twitter.

Ce post est déjà bien long - je vous invite à vous exprimer, dire votre avis… la discussion se poursuit dans les commentaires :)